Eux, et nous
Il y a, quelque part, Ce « nous ».
De quoi est-il constitué ?
D’un socle de croyance ? D’une culture héritée ? D’un lieu de naissance ? Peu importe en fait.
Il n’est pas très exigeant, Ce « nous ».
Ce « nous », Qu’on appelle aussi « identité », Peut être fait d’un peu de ça, Ou de tout à la fois.
Mais peu importe en vérité, Prenons-le tel qu’il est.
Et puis il y a « eux ».
« Eux », partagent aussi, Entre eux, Quelque chose qui les uni. Quelque chose qui les défini.
Une histoire héritée, Un leader éclairé… Bref, si vous m’avez suivi, Une autre identité.
Sur le papier, Les choses semblent simple : Eux avec eux, nous avec nous, Et les vaches sont bien gardées.
Mais rien n’est jamais simple. Et nous avons changé. Eux aussi ont changé, Comment s’en étonner ?
Alors certains, chez nous, Comme d’autres, chez eux, Ont du mal à l’accepter.
Nostalgiques d’une simplicité, Qui n’a pourtant jamais existé, Ils refusent la complexité, Dont la vie est pourtant tissée.
Alors, pour se rassurer, Ils s’inventent une vérité. Un récit, sur lequel se hisser, Pour espérer encore dominer.
« C’est eux qui ont commencé ! Notre civilisation est menacée ! » « Nous devons nous protéger, Sinon nous serons submergés ! »
Fort bien. Ceci étant posé, Maintenant qu’est-ce qu’on fait ? Des murs, des barbelés ? Des fossés, pour nous protéger ?
La guerre c’est simple. Âmes sensibles, laissez faire, Ce n’est pas beau à voir, Alors regardez de ce côté…
Il y aurait bien un autre chemin, Une autre possibilité. Mais je n’ose en parler, Vous me prendriez pour un fou.
Un fou, Parce que, on ne sait jamais, Au bout, il y a peut-être la paix. On pourrait même finir par s’aimer.
Alors c’est sûr, vous avez raison, Elle est complètement folle cette idée…









