Entre ce monde et toi
Entre ce monde et toi, il y a un monde.
Car tu n’es pas faite pour ce monde là. Et c’est peut être ce que j’aime le plus en toi.
L’autre jour, à déjeuner, c’était ton sourire qui parlait. Il parlait des arbres. Ils parlait des oiseaux. Il parlait de poésie. Et pendant ce temps là, tes yeux riaient.
Je ne me souviens plus de ce qu’on a mangé. Je me souviens de tes yeux qui riaient, derrière tes lunettes embuées.
Vivre, c’est ça. Ou plutôt, ça devrait être ça. Ça devrait être léger, vivre.
Vivre, ce n’est rien. Ou si peu. C’est juste un moment à passer, après tout. Alors, bien sûr, ça dépend de ce qu’on en fait.
Mais parce que nos corps sont fragiles, parce qu’ils sont si lourds, parce que nous ne savons pas voler, alors, justement pour ça, il faudrait vivre légers. Grimper aux arbres, regarder le soleil se lever.
Et rêver. Nos rêves peuvent nous apprendre à vivre légers. Et rire, aussi. Car nos rires, eux, peuvent s’envoler.
Loin. Aussi loin que le vent voudra bien les porter. Ils sont si légers.
Tu n’es pas faite pour ce monde là, toi. Vraiment pas. Mais s’il y en a un des deux qui doit changer, sincèrement, ce n’est pas toi.
